L’intelligence artificielle vue par Joris Guerin, doctorant sur le campus Arts et Métiers de Lille

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Joris Guerin, ingénieur Arts et Métiers, effectue actuellement une thèse sur l’intelligence artificielle au Laboratoire d’Ingénierie des Systèmes Physiques et Numériques (LISPEN).

LE PARCOURS DE JORIS, DE L’ÉCOLE PRÉPARATOIRE AU DOCTORAT

Après avoir effectué une école préparatoire à Lyon, Joris Guerin entre, en 2012, à Arts et Métiers sur le campus de Cluny. Fortement attiré par les mathématiques, Joris choisit de rejoindre TexasTech pour sa troisième année. Son Master est alors financé par la NASA pour laquelle il effectue un projet de recherche lié aux mathématiques. En effet, il cherche à mettre en place un algorithme permettant d’optimiser l’espace d’une navette spatiale en travaillant sur son design. Une fois son Master en poche, en 2015, il rentre en France pour réaliser un doctorat. C’est le Laboratoire d’Ingénierie des Systèmes Physiques et Numériques (LISPEN) qui lui propose d’effectuer une thèse sur l’intelligence artificielle pour laquelle il obtient une bourse de l’école doctorale d’Arts et Métiers.

UNE THÈSE SUR L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

« Ma thèse se divise en 2 axes », explique Joris, « tout d’abord, je cherche à rendre accessible à tous l’utilisation de robots». En effet, le doctorant précise, «le robot, équipé d’une caméra va capter un geste puis va tenter, par lui-même, de le reproduire en s’entrainant ». Ainsi, l’utilisateur n’aura qu’à mimer un geste pour programmer son robot.

Le second axe de la thèse de Joris s’articule autour du tri non-supervisé. En effet, aujourd’hui, pour trier des objets, ceux-ci sont d’ores et déjà connus et le technicien précise à l’avance ce que doit faire le robot avec les objets. La thèse de Joris consiste à ne plus indiquer au robot ce qu’il doit faire mais le laisser trier de lui-même les objets qui sont, cette fois ci, inconnus.

UNE THÈSE EN FRANCE  ET AUX ÉTATS-UNIS ?

Si Joris a choisi de revenir en France pour effectuer sa thèse, c’est avant tout pour le côté concret. « Les États-Unis sont très bons en théorie, mais ils le sont moins pour mettre leurs théories en œuvre. Ici, notamment à Arts et Métiers, il y a un esprit industriel qui fait qu’on a envie de concevoir des choses qui marchent au-delà d’une publication dans un magazine ». En effet, avec l’accès à la plateforme robotique du campus Arts et Métiers de Lille, Joris à loisir de tester ses théories.

Joris a tout de même effectué quelques recherches pour sa thèse aux États-Unis. Il explique, « Les États-Unis ont deux, voire trois, ans d’avance sur la France dans le domaine de l’intelligence artificielle. Il était donc indispensable que je me rende sur place pour travailler mon doctorat ». Ainsi, Joris s’est rendu à Atlanta d’Août 2017 à Avril 2018, un voyage en partie financé par la Fondation Arts et Métiers.

Aujourd’hui il finit de rédiger son mémoire sur le campus Arts et Métiers de Lille. Il passera sa soutenance de thèse en Décembre 2018. Une fois le doctorat obtenu, il souhaite débuter une carrière académique.

Joris Guerin
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Formation doctorale

Les études doctorales sont suivies après l’obtention d’un master ou d’un diplôme de niveau équivalent, ayant permis de valider l’aptitude à la recherche du candidat. Il faut trois ans pour devenir docteur ; trois années de recherche, couronnées par une thèse soutenue devant un jury de spécialistes qui autorisera la délivrance du grade de docteur. Celui-ci a donc un niveau bac+8, l’équivalent du PhD du monde anglo-saxon.

Où se préparer ?

L’école doctorale 432 « Sciences des métiers de l’ingénieur » prend en charge l’organisation et le suivi de la formation des doctorants. Elle s’assure en particulier de la qualité de leur travail et de l’encadrement des thèses. Le travail de recherche est mené sous la direction d’un professeur des universités, d’un directeur de recherche ou d’un enseignant-chercheur titulaire d’une habilitation à diriger des recherches (HDR).

La thèse apporte une première expérience professionnelle rémunérée via un contrat doctoral, un contrat de recherche ou un contrat industriel ou encore via une bourse doctorale.

Un programme complet

Les études doctorales forment à la recherche et à l’innovation. Les travaux se déroulent au sein d’un laboratoire d’Arts et Métiers, mais une partie d’entre eux peut s’effectuer au sein d’un organisme ou chez un industriel partenaire. Le doctorant est tenu d’assister à des séminaires de recherche et doit présenter des exposés dans les Journées des doctorants. Il doit également présenter ses travaux dans une conférence internationale et rédiger au moins un article dans une revue internationale.

À Arts et Métiers, outre l’activité de recherche quotidienne, 120 heures de cours d’ouverture sont obligatoires à choisir parmi les cours proposés (ou selon d’autres nombreuses formules destinées à favoriser leur ouverture ) : 60 heures de cours d’ouverture scientifique, c’est-à-dire en dehors de leur sujet de thèse et 60 heures de cours d’ouverture au monde de l’entreprise. Ces cours ont pour vocation de faciliter leur insertion professionnelle de haut niveau.

L'école doctorale organise chaque année :

  • deux journées d’accueil (les J1A) réunissant à Paris, les doctorants de 1ère année de tous les campus Arts et Métiers
  • deux journées (les J2A) réunissant à Paris tous les doctorants de l’ED SMI en 2ème année pour les sensibiliser à la nécessité de se préoccuper au plus tôt de leur poursuite professionnelle après la thèse.

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