Meriem Touat assure des enseignements à l’ISTP auprès de la première promotion d’élèves Arts et Métiers. En recherche, elle est rattachée au laboratoire LISPEN (Chalon-sur-Saône). Sur le terrain, elle travaille à l’Institut Henri Fayol/Mines de Saint-Étienne, au sein du département mathématiques et informatique.
Entre deux établissements, un quotidien à organiser
Les semaines s’articulent entre modules d’informatique et d’automatisme industriel, réunions d’équipe et préparation d’évolutions pédagogiques pour l’an prochain. « Malgré le fait que j’intervienne à l’ISTP, je me sens pleinement Arts et Métiers, avec des étudiant·es Arts et Métiers », souligne Meriem Touat. Le poste implique aussi un défi d’organisation : Meriem Touat intervient dans deux structures et coordonne des ajustements techniques sur certaines unités d’enseignement.
RéCLasSIF, point de départ des coopérations
Cette configuration s’inscrit dans la collaboration entre Mines de Saint-Étienne et Arts et Métiers, dans le cadre du projet RéCLasSIF. Meriem y trouve un environnement de travail partagé et des échanges réguliers avec les équipes. Plusieurs actions se montent. Elle co-encadre aussi des étudiants de master 2 avec des collègues de Mines de Saint-Étienne et accède à leurs plateformes d’expérimentation dans une perspective d’enchaîner sur des thèses de doctorat.
Optimiser l’ordonnancement, tester en immersion
Ses travaux visent l’ordonnancement des ressources afin d’optimiser des critères comme coûts, délais et efficacité, en contexte stable comme en environnement incertain. Un exemple : une usine qui combine cobots et opérateurs humains. L’objectif consiste à organiser l’ensemble de manière robuste face aux aléas. « Pour y parvenir, on mobilise mathématiques appliquées, recherche opérationnelle, intelligence artificielle, ainsi que réalité virtuelle et jumeaux numériques, puis on confronte ces approches à des plateformes physiques, » confie-t-elle.

Sa boussole en pédagogie tient en une phrase : « Ne jamais sous-estimer une forme de savoir. » Pour les futur·es ingénieurs formés par apprentissage, elle retient une compétence clé : « la patience ».
- Les mots qui résument votre manière de travailler : amélioration continue, prise de recul
- Un livre, une ressource, un outil que vous recommandez : la classique série Schaum en français (mathématique en particulier)!
- Votre plus grande satisfaction en enseignement : quand tout fonctionne et que les étudiants disent : “ouais, ça marche”.
- Une question de recherche que vous aimeriez résoudre un jour : il y en a plusieurs que je préfère garder pour moi mais j’ai une vraie fascination pour la vision globale des systèmes. Par exemple, un jumeau numérique capable de rendre visible toute une chaîne logistique dans un environnement immersif ou même un jumeau numérique plus global encore.