Une nouvelle association étudiante voit le jour sur le campus de Châlons-en-Champagne : AMPEAK
(contraction de « AM » pour Arts et Métiers et « PEAK » pour sommet) !
« La plupart d’entre nous viennent des Alpes. Nous avons grandi aux pieds des montagnes et avons pu constater les effets du changement climatiques et de la surfréquentation. Cette réalité nous a donc poussé à agir concrètement », explique Timothée Pierrel.
L’association est portée par Henri Miginiac, Eloi Moroldo, Tristan Le Metayer et Timothée Pierrel (président de l’association), élèves en 2e année du Programme Grande École sur le campus de Châlons-en-Champagne, ainsi que Louis Valentin et Tilio Kreel, élèves en 3e année du Programme Grande École.
Ils se sont fixé trois objectifs principaux : agir pour l’écologie, relever un défi sportif d’envergure et sensibiliser le grand public. « Notre but est de lier notre formation d’ingénieur avec le dépassement de soi, l’ingénierie et la protection de l’environnement », résume Timothée.
Une initiative étudiante au service de l’environnement
Concrètement, AMPEAK a pour projet d’installer une presse à déchets dans un refuge d’altitude et de réussir l’ascension du Mont Blanc à l’été 2026.
Une solution concrète
En effet, dans les refuges d’altitude, les déchets sont redescendus par hélicoptère dans de grands sacs contenant majoritairement des bouteilles et canettes remplies à 80 % d’air. Ce système entraîne des rotations d’hélicoptère coûteuses, aussi bien financièrement qu’environnementalement.
Face à ce constat, les étudiants ont imaginé une presse à déchets manuelle permettant de compacter les emballages. Concrètement, cela pourrait diviser par cinq le nombre d’hélicoptère pour descendre les déchets. Cinq presses à déchets seront ainsi produites pour le refuge des cosmiques.
Pensée et modélisée par les membres de l’association, la machine sera fabriquée en acier dans les ateliers du campus. Robuste, totalement manuelle et sans alimentation électrique, elle sera adaptée aux conditions d’utilisation en altitude. Après avoir étudié son impact, les étudiants ont montré que l’empreinte liée à la fabrication de la presse serait compensée dès la première rotation d’hélicoptère évitée, ce qui confirme la pertinence environnementale du projet.
Comme le résume Timothée : « En tant que futurs ingénieurs, on ne voulait pas seulement ramasser des déchets. On voulait apporter une vraie solution ».
Un défi sportif et humain
Au-delà de l’aspect technique, AMPEAK s’inscrit également dans un défi sportif et humain. L’objectif est de réaliser l’ascension de la voie normale du Mont-Blanc entre juin et juillet 2026 afin d’installer la presse à plus de 3 000 mètres d’altitude. Cette étape sera aussi l’occasion de produire des contenus vidéo destinés à sensibiliser le public aux enjeux environnementaux en montagne et à être diffusés sur les réseaux sociaux de l’association. De la modélisation 3D à la fabrication en atelier, en passant par la recherche de financements et la préparation physique pour l’alpinisme, le projet constitue un véritable terrain d’apprentissage qui vient compléter leur formation.
« Ce qui nous rassemble avant tout, c’est l’aventure humaine », souligne Timothée.
Les prochaines étapes
L’association est désormais officiellement créée. La modélisation 3D de leur presse est en cours, et un accord a été conclu avec la compagnie du Mont-Blanc pour la mise à disposition des presses. Afin de soutenir leur financement, ils ont également choisi de lancer des t-shirts éco-responsables à l’effigie du projet, dont les bénéfices contribuent directement à son développement.
Ils entrent donc dans une phase importante de structuration et de recherche de financements.
À court terme, les priorités sont :
La signature de premiers sponsors financiers ou matériels,
Le lancement de la fabrication du prototype de presse,
À moyen terme, les étudiants poursuivront leur préparation physique et technique tout en finalisant les aspects logistiques avec les gérants des refuges concernés.
Le point culminant du projet est prévu pour l’été 2026 avec l’expédition alpine, l’installation de la presse à déchets et la production de contenus de sensibilisation.
