Face à la pandémie, un étudiant conçoit un dispositif pour limiter la propagation du virus COVID-19

un boitier pour respecter la distanciation sociale dans les entreprises
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Ian Page est actuellement en 1ère année du Programme Grande École Arts et Métiers sur le Campus Arts et Métiers de Cluny. Face à la pandémie du COVID-19, Ian s’est lancé le défi au début du confinement de concevoir un dispositif qui limiterait la propagation du virus.

L’objectif de ce dispositif baptisé SafeWay repose sur le respect des distanciations sociales en utilisant le système de tracking des applications smartphones, sans fournir de données.

Ian a sollicité son réseau d’amis

« Plus on est nombreux, plus on avance vite », souligne Ian Page qui pour concevoir son prototype a fait appel à ses amis de longue date : Nicolas Salenc, étudiant à l’Ecole supérieure technique au Canada et Nathis Cote, étudiant de l’Ecole polytechnique à Grenoble.

En plus de l’amitié qui les lie, c’est la conjugaison de leurs compétences et de leurs domaines de formation qui les ont motivés à embarquer dans cette course contre la montre.

Ian Page est passionné de mécatronique, Nicolas Salenc a conçu le boitier SafeWay et Nathis Cote s’est chargé du développement informatique et électronique. Ils souhaitent que leur dispositif SafeWay soit compatible avec tous les smartphones. C’est ainsi qu’Hoël Jalmin, étudiant dans la même école que Nathis Cote au département informatique, a rejoint le projet. Il a développé une application s’appuyant sur le système de tracking des smartphones. « Toutes les données sont stockées dans une micro carte SD qui ne peut être consultée que par le possesseur du boitier. »,  indique Ian.

Concevoir en période de confinement, un vrai challenge.

Les quatre associés sont bien restés chez eux. « On a fait avec les moyens du bord, tous les magasins étaient fermés en confinement,  on a utilisé principalement les plateformes de vente sur Internet, ce qui a considérablement limité le choix des matériaux pour créer le premier prototype. », avoue Ian. Le boitier du premier prototype a été fabriqué en impression 3D. Ils travaillent ensemble avec des réunions en visioconférence.

Plus on est nombreux, plus on avance vite, souligne Ian Page

Pour continuer, ils ont besoin de réaliser une expérience à grande échelle

La deuxième version du prototype, plus petite, existe et aujourd’hui l’équipe de Ian souhaite qu’une entreprise rachète ou essaye ce prototype afin de réaliser la phase d’expérimentation à échelle 1.

« Notre objectif a sensiblement évolué, initialement nous avions prévu une utilisation dans l’espace public par tout le monde, de ce boitier. Maintenant, nous souhaitons le mettre à disposition des entreprises afin qu’elles puissent reprendre leur activité rapidement et en toute sécurité. ». Ian a été approché par des entreprises à l’international. Ils n’ont pas pu breveter le dispositif mais ils souhaitent protéger leur innovation et ils ont déposé une lettre à l’INPI.

 

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Un boitier relié via une application smartphone
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Dispositif SafeWay

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