Une expérience enrichissante scientifiquement et humainement

CleanSky Aconit
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Le meeting final du projet européen CleanSky Aconit vient d’avoir lieu à Munich. Rencontre avec Antoine Dazin, campus de Lille, qui en a assuré la coordination.

Quels sont les résultats du projet Aconit ?

L’objectif du projet est de pouvoir construire des moteurs d’avion avec moins d’étages de compressions, donc moins lourds afin de limiter leur consommation de kérosène.
Pour cela, nous avons développé des actionneurs. Ces actionneurs envoient des jets d’air localement afin de retarder l’apparition de phénomènes instables dans les écoulements internes du compresseur et d’augmenter ainsi la marge au pompage, l’indicateur utilisé dans l’aéronautique pour représenter la plage de fonctionnement des compresseurs.
Avec nos actionneurs, les essais sur banc moteurs ont montré des augmentations de cette marge de l’ordre 50% sur certains régimes.
Safran, qui jouait le rôle d’Advisory Board sur le projet, montre d’ailleurs de l’intérêt pour cette solution.
Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant de pouvoir l’appliquer concrètement.

Comment s’est déroulé le projet ?

Cela avait mal commencé car le kick off a été donné en mars 2020, juste avant le confinement ! Nous n’avons pas pu réaliser d’essais pendant plusieurs mois et le projet a pris du retard dès le démarrage.
Mais les trois autres partenaires -le laboratoire de l’université de Bundeswehr à Munich, l’Onera (centre de recherche français dédié à l’aéronautique et au spatial) et la PME Cetec- ont fait preuve de beaucoup d’entraide et de réactivité.
Par exemple, un partenaire a accepté de prendre en charge une partie des tests que devait réaliser un autre partenaire qui s’était trouvé confronté à des problèmes de planning.
Nous avons aussi pu négocier des délais supplémentaires auprès de l’Europe.

Que retirez-vous de votre expérience de coordinateur ?

C’est une expérience enrichissante aussi bien humainement que scientifiquement. En tant que coordinateur, on suit tous les aspects du projet et pas seulement un volet. On est aussi amené à collaborer étroitement avec les partenaires, notamment étrangers. C’est autre chose que de simplement les croiser lors de congrès.
C’est néanmoins chronophage. Heureusement, j’ai bénéficié de l’appui de la cellule Europe qui a géré les aspects administratifs et financiers !

Avez-vous de nouveaux projets ?

Je vais présenter un projet en tant que porteur auprès de l’ANR avec l’Onera, l’École navale et l'Institut Jean Le Rond d'Alembert. Il s’agit de développer des modèles qui peuvent s’appuyer sur du machine learning (IA) pour une prédiction fiable et à bas coût des écoulements dans les machines tournantes, que ce soit des moteurs d’avion ou des hélices de bateau, par exemple.
Cela présente plusieurs avantages : un gain de temps et une baisse du coût de simulation mais aussi un impact environnemental car les gros calculateurs consomment beaucoup.

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