La cérémonie de remise du prix Pierre Bézier s’est déroulée mardi 31 janvier 2026 sur le campus Arts et Métiers de Paris pour les cinq lauréats 2024.
Le Prix Bézier : l’excellence de la recherche à Arts et Métiers
Le Prix Pierre Bézier est une distinction qui a été créée en 2005 par la Fondation Arts et Métiers. Ce prix récompense les meilleures recherches doctorales dans le domaine des sciences, des technologies et de l'innovation. Pierre Bézier, ingénieur Arts et Métiers en mécanique et électricité, a dédié sa vie à la recherche.
Chaque année, un à cinq prix de 1 500 € sont attribués par la Fondation Arts et Métiers.
Les lauréats Prix Bézier 2024
« Le Prix Pierre Bézier valorise l’excellence et met en avant des travaux de recherche à fort impact sociétal, établissant un pont entre sciences, technologies et la société » explique Fodil Meraghni, directeur de l’école doctorale.
En témoignent les cinq lauréats 2024 qui ont reçu leur prix le 31 janvier 2026 :
- Aurélien Bienner pour « Effets de gaz-réel sur la transition freestream et les pertes au sein des turbines ORC » (thèse réalisée au sein du laboratoire DynFluid, campus de Paris).
En combinant une meilleure compréhension des phénomènes fondamentaux à une mise à disposition concrète de ressources, sa thèse contribue à l’essor de turbines ORC plus efficaces et donc à l’accélération de la transition énergétique. - Mohammed El Fallaki Idrissi pour « Model Order Reduction and Artificial Neural Networks Towards Fast and Accurate Multiscale Simulations of Composite Materials with Periodic Microstructure » (thèse réalisée au sein du laboratoire LEM3, campus de Metz).
Son projet de thèse vise à favoriser l’adoption à grande échelle des matériaux composites tissés en levant les verrous technologiques (complexité de la modélisation multi-échelles et coûts de calcul élevés) à travers le développement de jumeaux numériques hybrides. - Caroline Marc pour « Caractérisation des fissures de déroulage et de la densitométrie par ondes térahertz : des propriétés locales du placage jusqu’aux performances mécaniques de LV » (thèse réalisée au sein du laboratoire LABOMAP, campus de Cluny).
Sa thèse développe des méthodes de caractérisation non destructives pour quantifier précisément deux caractéristiques clefs des placages : les fissures de déroulage et la masse volumique locale. L’objectif est de fournir aux industriels des outils fiables, rapides et automatisés pour optimiser le tri, la fabrication et la performance finale des panneaux multiplis. - Frédéric Panthier pour « Modulation impulsionnelle et lithotritie laser endocorporelle : impact des lasers dopés au thulium » (thèse réalisée au sein du laboratoire PIMM, campus de Paris).
Les énergies laser sont incontournables pour le traitement endoscopique des calculs urinaires et choisir le bon outil pour réaliser une fragmentation lithiasique est donc de la plus haute importance. La thèse évalue et compare trois énergies laser sur des expériences in vitro et des études cliniques in vivo, avant d’intégrer ces données dans un modèle de réduction instruit par la physique par Machine Learning. - Ghazala Shafique pour « Contrôle de la tension continue et analyse de la stabilité d'un convertisseur DC/DC intégré dans un réseau HVDC » (thèse réalisée au sein du laboratoire L2EP, campus de Lille).
Sa thèse contribue à l'avenir des systèmes énergétiques en aidant à rendre le transport d'électricité sur de longues distances plus fiable, flexible et mieux adapté aux sources d'énergie renouvelables.
Comment sont sélectionnés les candidats ?
Lors d’une soutenance de thèse, un jury unanime peut proposer un·e candidat au Prix Bézier. Une première sélection est effectuée, retenant environ 25 % de la centaine de thèses soutenues chaque année.
Ensuite, un jury co-présidé par Ivan Iordanoff, directeur adjoint recherche et innovation, et Fodil Meraghni, et composé de représentants de la fondation Arts et Métiers, de personnalités reconnues issues de l’industrie et des scientifiques internes et externes examine les dossiers en profondeur.
Les candidatures doivent être soumises sous la forme d’un dossier détaillé, incluant notamment le manuscrit de thèse, les rapports de soutenance, un résumé des retombées socio-économiques et une liste des publications.
La sélection des lauréats par le jury prend en compte plusieurs critères, parmi lesquels :
- l’impact sociétal de la recherche,
- le caractère innovant de la thèse,
- les avancées technologiques majeures,
- la compétitivité du travail en milieu industriel,
- l’originalité et la nouveauté du sujet traité,
- la valorisation et la diffusion des résultats,
- les retombées économiques potentielles,
- la qualité rédactionnelle et la démarche scientifique.
Un atout important pour une carrière
Entre trois et cinq lauréats sont sélectionnés, recevant chacun de la part de la Fondation Arts et Métiers un chèque de 1 500 euros ainsi qu’un diplôme attestant leur distinction : « Ce prix est une véritable opportunité pour les jeunes chercheurs », souligne Fodil Meraghni. « Il distingue non seulement l’excellence académique mais constitue aussi un atout important pour leur carrière, contribuant à leur insertion professionnelle et renforçant la visibilité de leurs travaux. »
